
Le jeudi 17 avril, une autre étape de la flamme olympique a été franchie, celle de son passage à DELHI (capitale de l'Inde).
Ce tour du monde coutumier olympique a pris une tournure politique depuis les récentes répressions militaires Chinoises au Tibet.
En effet, pour cet événement, de nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à la cause tibétaine.
Parmi eux, le capitaine de l’équipe nationale de football, Bhaichung Bhutia, originaire du Sikkim (région frontalière au Tibet), qui a refusé de porter la flamme et a condamné « fermement la répression chinoise ».

D’autre, tels que Aamir Khan et Saif Ali Khan, tous deux célèbres acteurs Bollywood ansi que le joueur de tennis Leander Paes ont porté la torche, tout en en rappelant leur respect pour le peuple tibétain. Aamir Khan s'est même expliqué trés clairement sur son site officiel, vous pouvez consulter son article surce lien. Le lien historique entre l'Inde et du Tibet ne date pas d’hier.Tout a commencé par l’occupation britannique de l'Inde et du Tibet (entre autres) durant le XIXème siècle. Le Tibet devient indépendant dès 1913, alors que l’Inde devra encore attendre quelques décennies.
Dès l’ascension du communisme en Chine, le Tibet devient une proie pour le gouvernement de Mao Tse Toung. En 1950, le Tibet subit une intervention massive de l’armée Chinoise et après neuf années de maintes négociations de paix en vain, le Dalaï-lama est contraint de s’exiler en Inde en 1959. Le gouvernement du Tibet s'établit alors à Dharamsala, dans le nord de l’Inde, où se trouve désormais la plus grande diaspora tibétaine avec plus de 100 000 réfugiés.
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Aujourd'hui le Dalaï-Lama ne réclame pas l'indépendance du Tibet, il revendique simplement le droit pour le peuple tibétain de pratiquer librement sa culture et sa "religion" (le bouddhisme). Il faut également savoir que tous les opposants au régime chinois sont arbitrairement emprisonnés et trés souvent torturés. Les dissidents, les journalistes sont muselés pour qu'une seule version des faits apparaisse: celle du gouvernement. Leur régime est donc comparable à n'importe quelle dictature.C'est pourquoi de nombreuses associations pour les Droits de l'Homme ou des gouvernements se réclamant démocratiques, manifestent pour tenter de faire pression sur le gouvernement chinois.Tout cela peut expliquer la crainte des autorités indiennes durant cet évènement. Ainsi, les horaires de passages ont été tenus secrets par Suresh Kalmadi, président du Comité olympique indien. Des milliers de policiers et forces paramilitaires étaient mobilisés à proximité de la flamme pour éviter toute dérive rappelant le passage de la flamme à Paris, à Londres ou à San Francisco.

ci-dessus, la flamme olympique lors de son passage devant l'India Gate, Delhi
Sources : thèse sur la diaspora tibétaine en Inde d’ Anne-Sophie Bentz est doctorante à l’Institut de hautes études internationales (Genève). Et le magazine L’express du 17 avril 2008, Manifestations pour la flamme olympique en Inde.