Vous vous rappelez toutes et tous de Bend It Like Bekham, ce film anglais de Gurinder Chadda, où le héros du film, une jeune britannique d’origine indienne, jouait au football… Et bien, ce film a été inspirée de la vie réelle de Permi Jhooti, attaquante au Concordia de Bâle (Suisse). Oui, le personnage de « Jasminder Bhamra » existe en chair et en os. Depuis son enfance, Permi Jhooti rêvait d'une carrière dans le football.
A 36 ans, Permi Jhooti vit aujourd’hui en Suisse, où elle a suivi son mari. Elle travaille à l'Université de Bâle comme informaticienne dans la recherche cardiologique. Ses parents ont quitté l’Inde (Punjab) pour s'établir en Angleterre mais n’ont jamais cru en la passion de leur fille, qui s'intéressait davantage au ballon rond qu'aux recettes culinaires indiennes.Permi fut la première footballeuse asiatique professionnelle de Grande-Bretagne. Elle a joué dans différentes équipes féminines comme Fullham, Millwall et Chelsea. A 29 ans, elle a été victime d'un grave accident de sport. Une fois guérie, elle a voulu savoir si elle était capable de rechausser les crampons. «Je me sentais au mieux de ma forme, surtout au niveau du mental. J'ai joué comme je ne l'avais jamais fait pour mon club. La télévision est venue...» explique Permi au journaliste de swissinfo.Permi a réussi à s'imposer. En tant qu'immigrés indiens dans les années 60, ses parents s'étaient souvent sentis rabaissés par les Anglais.Aujourd'hui, elle est ambassadrice de la Fédération Internationale de Football (FIFA). Elle sillonne le monde pour
promouvoir les ligues féminines de football, y compris en Inde, mais les structures associatives ont peu de moyen pour développer le foot féminin. Il reste un sport minoritaire en Inde et ailleurs. Permi reste toutefois optimiste car le niveau du football féminin est aujourd'hui très élevé. Mais peu de gens perçoivent cette évolution car l'essentiel de l'intérêt des médias reste capté par le football masculin. En comparaison avec le tennis, Permi pense que dans 10 ans, on parlera davantage du football féminin. Permi avoue que ses efforts sont bien perçus: «Je trouve que les gens sont ouverts et aimables. Ils ont surtout un sens aigu de la collectivité.»
Source : http://www.swissinfo.ch - Jean-Michel Berthoud / Bertrand Baumann
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